Jean-Marc Menant
Trouver où ça s'est accroché, et le décrocher
Les personnes que j'accompagne ont presque toujours quelque chose en commun.
Ce n'est pas leur métier, ce n'est pas leur histoire, ce n'est pas la nature précise de ce qui les fait souffrir.
C'est l'expérience d'avoir quelque chose qui leur fait mal aujourd'hui, qui se rejoue, et qu'ils n'arrivent pas à atteindre seuls.
J'ai mis trente ans à reconnaître ce schéma. D'abord chez les autres, dans une vie professionnelle qui m'a fait croiser de très nombreuses personnes d'horizons différents, en Europe et en Asie. Puis chez moi, dans certaines réactions que je voyais revenir sans comprendre pourquoi je n'arrivais pas à les déloger.
À un moment, ma question a changé. Elle n'était plus « pourquoi je réagis comme ça ? », j'avais des hypothèses, comme tout le monde. Elle est devenue « comment ça se déclenche, et comment modifier cela ? » C'est cette question-là qui m'a amené à la pratique que j'exerce aujourd'hui.
Ce que je vois traverse les métiers, les milieux et les âges de la vie. Le point commun n'est pas un statut, ni même la nature de ce qui fait mal. C'est l'expérience d'avoir tenu au travail, dans la famille, dans l'intime et de sentir que quelque chose, en dessous, continue à se déclencher sans qu'on arrive à l'arrêter.
J'ai observé une chose en particulier : ce qui coûte le plus n'est pas le plus visible. Ce sont les réactions qui s'installent dans les zones où l'on fonctionne, celles où l'on tient, où l'on fait face et qui restent invisibles tant qu'on ne va pas les chercher précisément.
Je me suis formé à la Technique de Pacification Émotionnelle (TPE), pratique qui s’inscrit dans une démarche de reconsolidation mnésique : un modèle de travail émotionnel formalisé par les neurosciences depuis les années 2000. C'est à partir de ce cadre que j'exerce, sous la marque Reflexes Émotionnels.